Intervention auprès des jeunes filles du Lycée Robert Weinum de St Martin
URISA / IESF- NA : Association des Ingénieurs et Scientifiques de France – Nouvelle Aquitaine – Promotion des Métiers de l’Ingénieur et du Scientifique (PMIS)
par une ingénieure d’URISA/IESF Nouvelle–Aquitaine, Marie Thérèse Nuyts-Lavialle
Le 5 février 2026 j’ai participé, en tant que marraine, à la 5ème édition de la « Journée de l’Ingénieur au Féminin » à St Martin. La sensibilisation des élèves de ce territoire insulaire français des Caraïbes apparaît d’autant plus opportune du fait de leur éloignement des centres de formation d’ingénieur situés en Métropole, « à 8 heures d’avion ». Cet évènement organisé par Catherine Auguste, directrice déléguée aux formations professionnelles, a réuni 70 élèves-filles de classe de seconde, intéressées par ces formations, autour de 10 marraines dont, outre ma présence, 9 ont des postes de responsabilité scientifique sur l’Île.
A noter que les témoignages de ces dernières ont mis en évidence leur courage et leur ténacité pour en arriver là, le plus souvent par des chemins aléatoires particulièrement longs et originaux, après des formations de techniciennes, puis des VAE sur place.
Pour ma part j’ai témoigné de mon expérience dans l’industrie aérospatiale après une formation classique d’ingénieur de l’ INP Grenoble, sans problème majeur en tant que femme.

Au nom d’IESF, association des Ingénieurs et Scientifiques de France, et en m’appuyant sur les enquêtes annuelles de cet organisme auprès du million d’ingénieurs français, j’ai présenté le poids et la diversité du métier d’Ingénieur, son intérêt et son importance dans la Société. J’ai décrit les différentes formations en particulier les diverses et très nombreuses Écoles spécifiques de la Métropole, les prépas et leurs internats, toutes ouvertes aux filles. J’ai insisté, dans ce cas spécifique, sur les bourses et les aides financières complémentaires de la Collectivité de l’Île, non sans négliger l’avantage particulier très utile dans ce métier, du bilinguisme anglais des jeunes de cette Île.
A l’issue des présentations il apparaît que 1/4 des élèves présentes semblaient particulièrement intéressées alors que d’autres en étaient seulement au stade de la découverte. A noter que certaines prévoyaient des études au Canada, option répandue sur l’Île du fait de la proximité et des conditions d’accueil favorables aux étudiants français. A noter aussi qu’il leur reste plus d’un an pour préciser leur projet professionnel et que les responsables de l’établissent rencontrés sont très motivés pour les aider à approfondir le sujet.